La rubrique "Nuit", c'est les 100 meilleurs bars-boîtes et les plus belles soirées à Paris !

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Ce n’est un secret pour personne, depuis quelques années déjà, la France et les Français ont une énorme cote sur l’échiquier des musiques électroniques. Daft Punk, Cassius, Bob Sinclar, Dimitri from Paris, Kid Loco, Air sont déjà des stars et figurent en couverture de tous les magazines les plus branchés de la planète. Les Julien Jabre, Troublemakers, Olaf Hund, Boys from Brazil devraient bientôt les suivre sur cette voie.
Aujourd’hui, alors que la French touch a traversé plusieurs crises, a essaimé en province, a laissé quelques DJ’s sur le carreau et en a consacré d’autres, que reste-t-il ? Une scène éclatée, mais au sens éclectique du terme, entre les free parties et les clubs, les after et les before, le trip-hop et la hard-house, le chic et l’underground. Petite revue des troupes qui comptent et qu’il est de bon ton, et de bon goût, de suivre du coin de l’œil et du battement de la semelle. Choix non exhaustif bien sûr, donc forcément, totalement objectif !

Aurore : Jet set attitude Jusqu’au bout de la nuitStar de la nuit et de la mode parisienne, cette Belge de naissance, a débarqué très tôt dans l’adolescence à Paris, à la poursuite d’un mix parfait entre dandysme absolu et jet-set attitude. Croisement auréolé de grâce entre mode, underground, techno et pur style, Aurore touche à tout avec la même élégance. 

Comme ses mixes de DJ, sa nouvelle marotte, avec laquelle elle écume les soirées les plus VIP de la capitale. Des clubs pointus aux vernissages de galeries, en passant par les célébrations du monde de la mode, Aurore est partout, toujours au bon moment, et c’est tant mieux pour nous.
Dan Ghenacia : le label techno
Parti un an aux Etats-Unis avec l’intention d’y apprendre l’anglais, Dan Ghenacia reviendra de là-bas, San Francisco en l’occurrence, avec le virus des platines dans ses bagages.Profondément inspiré par son copain, Mark E. Quark, DJ légende de la côte ouest, Ghenacia en a rapporté un son fluide, plus techno que house, mais profondément soul et groovy dans l’âme.

A 26 ans, celui qui s’annonce comme le nouveau DJ star (on peut l’entendre au Rex, aux House of Legend ou en tournée avec Magic Garden) a réuni autour de lui toute une bande de fidèles qui ne louperaient pour rien au monde ses after au Qwality du Batofar, tous les quinze jours, le dimanche matin, quand le soleil se lève sur la Seine, mais que les irréductibles de la nuit ne veulent toujours pas aller se coucher.

Ivan Smagghe : chef de tribu house
Il était vendeur chez feu Rough Trade, le magasin de disques du quartier de la Bastille, où s’est cristallisée toute la vague de la French touch. Il est aujourd’hui DJ, animateur de radio (“Test”, tous les soirs de 19h30 à 22h, sur Radio Nova 101.5 FM), journaliste, producteur et futur patron de label. 


Ivan Smagghe est aujourd’hui un des DJ’s les plus respectés de Paris, l’équivalent, dans son domaine, d’un Gilles Petterson, en Angleterre. On peut le voir mixer un peu partout dans les clubs appartenant à la nouvelle mouvance house (la Fabrique, la Mezzanine de l’Alcazar, le Batofar…), même si sa résidence parisienne officielle se trouve le mercredi soir au Queen pour les “Secret”, où il partage les platines avec les DJ’s Romain et Dimitri from Paris.

Eva Gardner : la comtesse aux platines
Elle réussit l’exploit de mixer dans tous les endroits branchés de la planète, avec toujours cette douce énergie qui marque ses choix musicaux.
Parmi les plus jolies des DJ’s de la capitale, Eva Gardner, s’est spécialisée dans le plus relaxant, calme et sensuel de la house noyée d’influences jazzy.
Originaire de Bourg-en-Bresse, élevée à l’amour de la musique et des platines par DJ Spider de Lyon, Eva Gardner traîne dans la mouvance house, mixe à la Villa Barclay, fait de la radio sur FG, travaille pour le label Happy Music, avant de sombrer et de s’imposer corps et âme, dans le Djing à temps complet. Même si elle sillonne la planète, de la Croatie à des festivals de films en Allemagne, on peut la choper régulièrement, aujourd’hui, un peu partout dans les endroits les plus branchés et les plus cool de la capitale, qui ont fait de la qualité leur marque de fabrique. Au Wax Bar ou au Rex Club, par exemple.

Shade : tout nouveau tout beau
On ne sait pas encore grand-chose du petit dernier des DJ’s à avoir la cote à la hausse, et la timidité naturelle de DJ Shade n’arrange certainement rien à l’affaire. Timidité compréhensible puisque l’intéressé, tout nouveau, tout beau, dans le grand circuit nocturne avoue à peine dix-neuf ans. Qu’importe puisque les sets de ce DJ devraient bientôt être au centre de tous les débats des clubbers en mal d’émotions fortes : deep house raffinée et vocale, gorgée de soul comme autant de caresses mélancoliques.
Voilà pour la musique. Pour le reste, on sait que ce jeune lycéen a été découvert par Fabrice Lamy, organisateur de quelques-unes des plus belles soirées de Paris (l’Alcazar, la Fabrique, le Batofar), qu’il mixe dans ces mêmes clubs/restaurants, qu’on peut lui faire aveuglément confiance et qu’une face de la double compil de la Mezzanine de l’Alcazar, à sortir début 2001, a été sélectionnée et mixée par le jeune homme et que, pour parler jeune, c’est de la pure balle.

Patrick Vidal : the house lover

Le vétéran de la house, pourrait-on dire, histoire de le railler gentiment, Patrick Vidal, celui qui, avec Marie et les Garçons, groupe phare de l’underground new-wave française, puis les Garçons tout court, fut un des premiers Français à se passionner pour l’explosion du disco et de la house. Mais tout en gardant en tête un amour profond pour l’underground le plus artistique et le plus décalé.Aujourd’hui DJ phare de la house la plus pointue et la plus new-yorkaise dans l’âme, Patrick Vidal collectionne les étiquettes, prépare un nouveau disque, joue régulièrement à Londres et entame depuis peu sa nouvelle résidence mensuelle à KABP, à la Boule noire, pour des sets dont le qualificatif de magique est encore bien trop faible.


DJ PEOPLE

Les DJ’s superstars ont leurs propres idoles, et deux noms reviennent comme un refrain des Daft Punks, qui, comme chacun sait, cartonnent sur toutes les ondes et ont même réussi l’exploit de vendre plus d’un million d’exemplaires de leur musique.

Dimitri from Paris
En tête du générique, on trouve Dimitri from Paris, dont la réputation est telle, qu’il a été invité par Hugues Hefner à la Playboy Mansion, le temps d’une nuit, pour mixer des musiques qui ont eu un effet bénéfique, une cure de jouvence sur le patron vieillissant de Playboy.Avion privé, limousine, cachet de plusieurs centaines de milliers de francs, Dimitri from Paris représente le nec plus ultra de cette parisian touch que le monde entier nous envie.Souvenez-vous, pour le lancement de Jazz, le parfum d’Yves Saint-Laurent, une grande soirée avait été organisée à la salle Wagram ; le parfum était d’ailleurs accompagné d’une compil de Dimitri from Paris : un succès absolu pour ce DJ pionnier de la musique house, avec cette petite note de chic qui fait toute la différence…

Laurent Garnier
Laurent Garnier, le DJ le plus hype de Paris, mais qui est loin d’avoir la grosse tête. Depuis des années il fait les nuits internationales du Rex Club, le temple parisien de la musique techno. Laurent Garnier est celui par qui la renommée des DJ’s parisiens est célébrée partout dans le monde. Il fait la une des magazines underground, mais pas seulement, puisqu’il est régulièrement cité dans… Paris Capitale.Il a deux albums à son actif, et surtout cette incroyable vitalité, doublée d’une sincère simplicité, qui transforme ses fans en adorateurs.
Vous le rencontrerez bien sûr au Rex Club, derrière les platines, où il mixe avec brio une musique dont il a seul le secret. Quand il officie, il est l’épicentre de la fête, et fait danser des centaines de personnes des heures durant.Ses performances valent largement celle des grands groupes de rock, et s’il ne remplit pas le stade de France comme Johnny Hallyday, il pourrait faire mieux : donner vie à la techno parade de septembre, pour peu qu’on le lui demande.Laurent Garnier est le modèle de toute une génération qui investit dans un sampler, des platines ou des disques, et transforme le moindre espace en rave party en hommage à leur demi-dieu. Il a probablement fait plusieurs fois le tour du monde, et revient toujours se ressourcer à sa “résidence” parisienne le Rex Club.

INFORMATIONS PRATIQUES
  Voici les adresses de quelques uns des temples où officient les "papes" des platines:

Le Rex club
5, bd Bonne Nouvelle,  Paris 2e
Tél. 01 42 36 10 96

L’Enfer
34, rue du Départ, 
Paris 14e
Tél. 01 42 79 94 53

La Mezzanine de l’Alcazar
62, rue Mazarine, 
Paris 6e
Tél. 01 53 10 19 99

Le Batofar
Quai François Mauriac, Paris 13e
Tél. 01 56 29 10 00

La Fabrique
53, rue du Faubourg 
St Antoine, 
Paris 11e
Tél. 01 43 07 67 07
   

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